Stardew Valley – Test PC

Stardew Valley est sorti en février dernier et a été développé en intégralité par une seule personne, Eric Barone, AKA ConcernedApe. Il coûte actuellement 13,99€ sur Steam et on vous dit pourquoi il vaut le coup.

Okogami Aymeric
L’avis d’Aymeric

J’aurais dû être au courant plus tôt

Attendu par une communauté d’irréductibles depuis quelques années, Stardew Valley ne cesse aujourd’hui et depuis sa sortie fin février d’attirer un grand nombre de joueurs, dont je fais partie. Grosse visibilité sur Twitch, petit prix sur Steam, communauté active, bref, Stardew Valley écrase les ventes de The Division et de Far Cry Primal et c’est un véritable phénomène.

L’histoire en quelques mots

L’idée n’est pas bien compliquée, mais reste extrêmement touchante : votre grand-père, avant de décéder, vous laisse une lettre qu’il ne faudra ouvrir que lorsque vous jugerez que votre vie sera devenue fade et sans intérêt, lorsque le travail aura prit le dessus sur vos envies et votre propre bonheur. Au décès du grand-père, on y voit vous – le héros, en soi – travailler dans une usine (Joja, un espèce de Walmart ou de Super U) dégoûté et éreinté par le boulot. Vous attrapez la lettre et comprenez que le cadeau de votre grand-père, c’est son ancienne ferme à Stardew Valley, loin de la ville, qu’il faudra reprendre et entretenir. Pas mal comme plot, n’empêche.

Stardew Valley Ferme
Il va falloir nettoyer tout ce bordel.

De la création ultra-poussée (et ultra-mignonne) de votre personnage à votre première journée à la ferme, j’ai été scié par la qualité globale du titre. Je n’ai personnellement jamais essayé Harvest Moon, ni aucun jeu de simulation du genre, mais je dois admettre que Stardew Valley est extrêmement bien fait et bien pensé. Le jeu se développe sur un axe principal, la gestion de la ferme. Planter des graines, arroser son jardin, couper du bois, chercher de la pierre… Simpliste au début, cette gestion ne cesse d’évoluer avec le temps, où vous pourrez, à terme, l’améliorer, l’agrandir, faire des élevages, travailler la terre, planter des arbres fruitiers, etc. Une jauge de santé et surtout une jauge d’endurance sont à votre dispo, car chaque activité vous fatiguera, et le seul moyen sera de manger un morceau ou d’aller faire un plouf dans le spa du village.

Bref, je vais essayer de résumer en trois points pourquoi j’adore Stardew Valley.

1. Les innombrables activités

Le jeu en regorge. On peut par exemple aller à la mine et descendre en niveaux pour combattre des ennemis ou miner de la pierre (et d’autres objets importants). On peut aussi pêcher sur la plage ou dans les lacs afin de parfaire son niveau en pêche, et bien évidemment s’occuper de la ferme, soit en gérant les pousses en fonction des saisons, soit en gérant nos animaux. Mais aussi et surtout, Stardew Valley importe une vraie dimension sociale. Et c’est là où le jeu prend toute sa valeur. Vous vivez à côté d’un village, et en son sein vivent de nombreuses personnes, qui ont chacune leur propre passé, leur propres histoires, etc. Il va donc falloir aller discuter avec eux, les considérer, leur offrir des cadeaux, passer du temps en leur compagnie, découvrir leurs secrets, savoir ce qu’ils aiment ou ce qu’ils n’aiment pas. Bref, vous faire des potes, parce que comme dans la vraie vie, avoir des potes, ça peut aider : la plupart d’entre-eux, une fois bon copains, viendront vous donner des objets, vous aider pour votre ferme, etc. Cette dimension sociale est purement géniale, car elle permet de se sentir moins seul.

Stardew Valley Festival
Un festival parmi d’autres…

2. Le temps

Il y autre chose qui frappe dans Stardew Valley, c’est la gestion du temps. Comme dans la vraie vie, en soi. Inconsciemment, on est toujours pris par l’heure qui défile : tiens, faut que je prévois tant de temps pour récupérer ça, mais faut aussi que j’aille couper du bois pour fabriquer ça, mais merde, c’est l’anniversaire de Marnie, faut que je lui offre un truc bien, mais en même temps ce soir c’est vendredi et faut que je sois pas trop crevé pour passer voir tout le monde au Saloon, et puis faudrait aussi que je pense à aller voir mes poules entre temps, mais attends, y’a pas Léah qui a besoin d’une citrouille pour ses gosses aussi ? Bref, vous voyez l’idée ? Tous les jours de nouveaux trucs à faire, en masse, sans jamais s’arrêter. Et cette gestion du temps, mine de rien, donne toujours envie de faire mieux le lendemain, de prévoir notre journée à l’avance, et donc à chaque fois l’envie… de ne pas quitter le jeu.

3. Le système de leveling et le craft

Oui, Stardew Valley fonctionne comme un RPG. A chaque fois que vous ferez une activité, comme la pêche, vous gagnerez en niveau. Vous pêcherez plus loin, et vous débloquerez de nouveaux outils pour pêcher. C’est pareil pour toutes les activités (combat, minage, ferme, pêche,…) vous gagnez en niveau à chaque fois que vous faites quelque chose. De fait, tout un chacun peut décider de ce qu’il a envie de faire le plus. Le système de crafting, quand à lui, est aussi très intéressant : façon Minecraft, il va falloir récupérer des objets, les faire fondre, les modifier, etc, afin de construire de nouveaux outils pour la ferme. Cette gestion du craft, très simpliste, est néanmoins très addictive et très complète (il y a beaucoup de choses à fabriquer !).

Stardew Valley Craft
La table de crafting

4. L’OST et l’ambiance du titre

Ce n’est sûrement pas ce qui marque le plus dans Stardew Valley, mais étrangement, ce style 16-bits dévoile toute sa splendeur au fur et à mesure de l’avancée dans le jeu. On finit par adorer se balader, tout en écoutant l’OST, elle aussi réalisée par la même personne, vraiment magnifique. J’ai peur de me répéter, mais ce jeu – aux allures d’un petit jeu posé et calme – est extrêmement dynamique et ne s’arrête jamais. L’ambiance est géniale car le jeu regorge de petites surprises et reste de très bon goût. Quelques histoires un peu sombres et mystérieuses planent aussi autour de la ville de Pelican Town, ce qui vous donnera encore plus envie de jouer quand vous en aurez marre d’arroser vos tomates. Ah et enfin, je sais que vous vous posez la question, mais oui, bien sûr qu’il y a de la romance dans Stardew Valley – mais je ne vais pas vous spoiler ça. Fonder une famille est possible, par exemple.

Ma note pour Stardew Valley : 9/10

ConcernedApe a fait un boulot de malade (4 ans de développement) et reste toujours autant à fond sur le feedback des joueurs (il n’y a qu’à voir son activité sur reddit ou sur twitter). Stardew Valley regorge de bonnes idées, d’activités, d’émotions, d’une liberté d’action presque grisante et d’un univers complet, intriguant, dynamique. La durée de vie est infinie, et la seule chose que j’aurais à reprocher, c’est peut-être que le joueur marche un peu trop lentement. Oui, c’est tout. Le reste, c’est du tout bon.



Okogami Juliette
L’avis de Juliette

A première vue, l’esthétique pixelisante de Stardew Valley – faisant penser à celle d’un vieux titre Pokémon – peut faire hésiter. J’ai d’ailleurs un peu trainé les pieds pour l’installer, me demandant si cela valait le coup d’acheter un jeu pour planter des salades et traire des vaches. Heureusement, je me suis vite rendue compte que Stardew Valley est bien plus que ça, et il gagnerait sûrement à profiter d’une autre image que celle d’un simulateur de ferme. Le contenu est tellement foisonnant, comme l’a dit Aymeric, qu’au  réveil (à 6h du matin), on hésite un peu sur le programme de la journée, que faire en premier, trouver un cadeau pour Sebastian qui n’aime que les Sashimi, nourrir les poules, aller chercher du cuivre dans les mines, déposer des artefacts au musée…. du coup, comme il est impossible de tout faire une seule journée, le jeu ne s’arrête jamais. Une journée durant environ 20 minutes dans la vraie vie, vous imaginez le temps que cela prend.

Le jeu gagne des points aussi dans les détails, qu’ils soient drôles, mignons ou touchants. Par exemple, on peut nommer toutes nos bêtes : en vous rapprochant de votre poule, vous verrez donc que « Raoul est un peu fatigué ». Les dialogues peuvent aussi être intéressants, comme un des habitants qui se plaint que personne ne prend son métier de programmateur pour un vrai boulot, ou une mère qui élève seule ses enfants qui se pose  pas mal de questions, ou encore un enfant qui réclame sans fin son père parti à la guerre. Donc non, il ne s’agit pas uniquement de récolter du blé !

Le point plus négatif, selon moi (en dehors du fait que si vous ne parlez pas anglais, ça peut être pénible), tient sur le fait que pour le coup, le jeu ne vous tient pas du tout par la main.  Si vous n’avez pas d’accès internet pour chercher un certain nombre d’informations, comme qui aime quoi, ou comment trouver telle chose, vous allez perdre beaucoup beaucoup de temps.

Pour résumer, notre quick-test, juste ici :

Stardew Valley TEST PC

Stardew Valley – Test PC
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